26.12.2006

may day !

Le triangle des Bermudes est un lieu de perdition ;De bons auteurs, qui exploitent les mystères de notre planète nous assurent, que dans ces eaux si claires que l’on voit le fond, il se perd annuellement escadrilles et flottilles, sans espoir de retour.
Le triangle des Bermudes, c’est aussi un lieu de délices. D’autres auteurs, tout aussi bien informés que les précédents, mais exploitant, eux, le créneau du tourisme, nous montrent des plages enchanteresses.
Je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais totalement cru les uns ni les autres.
Le triangle des Bermudes est pour moi un lieu de perdition pour les portes monnaie, sur des plages surpeuplées réservées à une clientèle friquée.

Je pensais cela jusqu’à ce matin .Je revenais tranquillement, après avoir accompagné Berthe au grand pied sur son lieu de stage. C’est la ville et la vitesse est limitée à 50 km à l’heure.
J’ai alors été doublée par un éclair bleu ! Attention, accrochez vos ceintures nous entrons dans un univers fantastique, une autre dimension.
A peine le temps de grommeler « quel cornichon, encore un qui est pressé de mourir », que j’avais rattrapé la fusée qui venait de piler ! J’ai freiné et j’ai VU… Le citoyen pressé,a gagné la file de gauche, puis doucement, tout doucement il est aller emplafonner celui qui venait en face ,bien surpris de son aventure.
C’est alors que je l’ai vue sur le trottoir de gauche ! Nue, elle était toute nue, si on compte pour du beurre, ses mis bas noirs et ses gants fourrés. C’était une jeune femme d’un mètre 80 environ, qui exhibait aimablement le rose nacré de ses mamelons érigés par le froid, et le noir soyeux de son « petit triangle des Bermudes « .Une dame de papier,collée là pour nous vendre des cigarettes, une feuille de chou ou que sais-je…et l’ahuri qui m’avait doublé, visiblement attiré par ce lieu de délice et de perdition…BOUM !

MAY DAY ! MAY DAY !

Si vous lisez demain,dans une certaine presse, que le triangle des Bermudes a fait encore des victimes…croyez le , c’est vrai, j’y étais .

24.12.2006

Noël

Ce soir de réveillon, ça y est, c’est illuminé chez tout le monde. Seul une crétine dans notre lotissement n’a qu’une misérable guirlande sous une gouttière de sa maison. Cette forte tête, si vous la rencontrez, se dira scandalisée par ce déluge de lumière dans un pays où chaque bulletin météo est agrémenté de conseils pour économiser l’énergie, dans un pays où l’on coupe le courant chez de pauvres gens.
Ceci dit, c’est quand même drôlement joli, et cette année, c’est bien plus beau que l’année dernière, bien bien plus beau que l’année d’avant.
Il y en a pour tous les goûts, tous les mauvais goûts aussi, ou plutôt, le goût évolue, s’enrichit du goût des voisins d’année en année, se communique…
Tel avait l’an dernier un bambi sur sa pelouse, cette année il en a un troupeau, homme prévoyant, il savait bien que son voisin allait courir en acheter trois ! Mais trêve de ragots, les minis rennes se sont discrètement reproduits si j’en crois leur nombre dans les jardins alentour. Les cheminées clignotent en cadence et éclairent de tous leurs feus, un bataillon de » père noël « qui regardent de haut leurs confrères qui se gèlent le long des façades.
Il y a des moulins, des roues qui tournent, des arcs de triomphe de toutes les couleurs de l’arc en ciel, des tours Eiffel, un phare, un chameau, des draperies des trucs et des machins qui brillent scintillent et illuminent le quartier .Et, au milieu de ce déluge d’énergie atomico-électrique, la maison de Mamedjix, qui résiste toujours et encore à l’enva.. non, à la mode !

ET l’énergie bande de gaspilleurs, quand est-ce qu’on l’écono…

Oh toi, tu veux bien te taire au lieu de râler, tu crois que tu fais des économies avec ton ordinateur allumé toute la journée ? Il est à pédale ton zinzin ? Alors pouet pouet camenbert, comme dit Chanel, non mais , NOEL, NOEL, c’est NOEL !ça te dit quelque chose ce mot là…

Et voilà comment mes chers amis, après la maison, la mamédjo fut aussi …enguirlandée.

Je me sauve, je vais être tout près de vous tous à la messe de « minuit »qui va débuter dans cinq minutes, à 20 heures !.

20.12.2006

le lait c'est bon pour les veaux!

Le lait c’est bon pour les veaux !
Pourquoi cette phrase assassine à l’égard de ce liquide nourricier ? Les bébés boivent du lait, ils aiment ça, même si l’on peut penser qu’ils intègrent la notion du « bon « comme on intègre celle du « beau « par la force de la répétition.
Pour tous le lait, aliment complet est souverain pour beaucoup de choses ..C’est un excellent moyen de combattre l’ostéoporose des pré –vieillards que nous sommes. C’est aussi un fort bon moyen de limiter les surplus laitiers en aidant yoplélé et danonone à gagner des sous en nous faisant avaler des tas de trucs mous, sucrés, bref du lait déguisé, en nous affirmant que cela nous fait du bien partout.
C’est en interrogeant mes animaux familiers que j’ai pris conscience que ni mes chiennes, ni mon chat, ni mes lapins ne craignaient l’ostéoporose au point de se mettre à boire du lait. Ils ont lâché la gougoutte à maman depuis longtemps et n’ont pas cherché à la remplacer depuis.
Pourquoi venir alors vous casser les pieds avec cet écrit ; tout simplement pour partager mes petits soucis et rendre service peut-être à l’un d’entre vous, amateur comme moi de bon fromage, moelleux, odorant, coulant, gouléyant et nocif pour sa santé.
Voilà donc ma petite histoire, courte mais vraie. J’espère que je ne vous choquerais pas trop
. Pendant 55 ans de ma vie j’ai pris du lait sous toutes ses formes, fromages, yaourts, dans la soupe en hiver et en trempée au lait en été ; J’ai mangé des crêpes, du riz au lait, des crèmes glacées ou non, des flancs, bref tout ce qui contient du lait.
Je fus soudain incommodée par des troubles très gênants et journaliers. Nous sommes entre nous, je ne vais pas vous les cacher. Cela commença par 6 mois « retentissants », à un point tel que la moindre marche à pied –que je préférais solitaire- ressemblait à un voyage à mobylette.
Le dicton dit qu »’il vaut mieux péter en société que mourir tout seul », j’étais rassurée pour mes dernières heures mais …
Après 6 mois tempétueux, durant lesquels j’avalais force levure et charbon, ma tuyauterie personnelle passa à la vitesse supérieure ; Plus exactement, je vécus la cavalcade douloureuse d’aliments qui aussitôt avalés n’avaient qu’une envie, une grosse envie, de sortir au plus tôt.
Mon bon docteur me prescrivit tous les bouchons chimiques possibles et imaginables. De guerre lasse, il ordonna une analyse du corps du délit (de fuite). Pauvre laborantine obligée de se pencher là-dessus !
Je subis ensuite une visite instrumentale du fondement de ma dynastie, dans la position joyeuse que vous imaginez , puis un tuyautage télévisé, sous anesthésie générale ;ouf !
Toutes ces investigations ayant démontré que ma canalisation était en parfait état, le médecin me conseilla de mettre DES COUCHES ! et ce dans ces termes. Je ne l’avais pas attendu pour le faire. Je vivais chaque sortie dans la crainte d’être débordée par la situation, je cessai de marcher d’aller aux spectacles, aux prestations publiques de la chorale, chez les amis, en courses…Je vérifiais 25 fois par jour que …J’avais l’impression d’avoir un popotin d’hippopotame…Et le docteur rigolait dans sa barbe. Cela avait pris dans ma tête d’énormes proportions, à tel point que je considérais que les douleurs ostéo-articulaires qui me font souffrir depuis 50 ans étaient bien anodines à côté de cette humiliation. Je continuais de manger mes anti- inflammatoires et les trucs pour l’estomac devenus nécessaires pour les supporter.
J’accusais les anti- inflammatoires, les arrêtais sans aucun bénéfice ainsi que les anti- reflux oesophagiens. J’y gagnais de pouvoir lire la nuit entière, faute de trouver le sommeil à cause de mes douleurs et des dits reflux..
J’eus l’idée de supprimer le café, 55 ans, c’était la retraite, la visite aux amis, et le café qui va avec. Malgré cela mes boyaux ne ralentirent pas la cadence.