13.05.2008
la gazette du barreau fin
Ce troupeau de grands comiques vengeurs ratatine presque intégralement la tribu de Benjamin, leurs frères…Pour faire bon poids, chacun jure devant Dieu, de ne jamais marier une de ses filles à quelqu’un de cette tribu.
Toute cette furie retombe comme un soufflé quelques jours plus tard à la grand messe, on s’en veut, on bat sa coulpe, les pauvres, se sont nos frères, ils n’étaient pas tous coupables …
Que faire, il faudrait que les mecs de Benjamin copulent à tour de bras (n’étant pas Rabelais, je ne sais comment dire autrement),. Il faut leurs trouver des femmes mais on a juré à Dieu de ne jamais leur donner nos filles …tout d’un coup, quelqu’un a une bonne et généreuse idée :
La bande d’arriérés de Jabès en Galaad, n’a rien juré, n’est au courant de rien, n’est pas venue se battre…c’est simple, on dévoue par interdit tous les gens de Jabès SAUF les pucelles que l’on mariera aux Benjaminites qui restent. Et voilà, on tue tout le monde, on ramène les filles nubiles et neuves, et on les sert aux trois pelés et 4 tondus, en leur prodiguant des encouragements.
Mais il y a un mais, le cheptel est insuffisant pour les hommes qui restent, certains se sont resservis plusieurs fois peut-être, il faut trouver un truc.
C’est là encore très simple, les filles vont danser « Au Silo » la boite à la mode, quand elles sortent, les Benjaminites iront les kidnapper en douce, les épouseront, mettant ainsi les parents devant le fait accompli.
Benjamin aura des femmes, les Hébreux ne leur en auront pas donné, la parole ne sera pas trahie. C’est beau non.
Je ne peux, pour clore ce dernier chapitre, que suggérer aux Benjaminites d’appeler leurs filles Sabine. C’est un joli prénom.
ET DIEU DANS TOUT CA !
Cette opinion n’engage que moi, mais il y a des moments ou il doit regretter de n’avoir pas inventé la semaine de 35 heures…il se serait reposé le 6ème jour au lieu du 7ème…oui,
Un jour plus tôt, il était tranquille sans nous, les doigts de pied en éventail avec son terrarium, sa volière et son aquarium…peinard.
Fin.
C’est aujourd’hui que se termine notre chronique journalière consacrée aux juges célèbres de notre tribunal. Le comité de rédaction n’a pas souhaité que j’évoque la vie et l’œuvre du juge Samuel qui fera peut-être un jour l’objet d’une autre étude .
J’ai essayé d’adopter un style plus vivant que celui en usage dans notre profession, cela a-t-il eu l’heur de vous plaire ?
Comme on dit chez nous : » Mesdames et messieurs les jurés, à vous de juger ».
Bâtonnier Charles Hubert LALOI
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12.05.2008
la gazette du barreau 27
Il me reste à vous raconter la dernière histoire de ce livre, elle est tout aussi tordue que celle d’hier, elle ne parle toujours pas de juge, c’est encore une histoire de lévite.
Ce lévite ci vit avec une concubine ; Un jour celle-ci se dit :
- mon très cher mari serait sans doute très beau avec un chapeau pointu, elle cherche un couvre chef de ce genre pour le lui offrir, mais dans tout le pays, elle n’en trouve pas. Un peu plus tard, avisant un paon qui fait la roue, elle se dit :
-mon cher mari serait magnifique avec un chapeau à plumes ; Elle cherche dans tout le pays mais hélas, en vain.
Plus tar encore, notre femme aperçoit un cerf majestueusement boisé...
-oh si mon cher mari pouvait avoir sur sa tête de si belles cornes ; Elle fait toutes les boutiques, va chercher sur internet, rien ne correspond ! C’est alors qu’elle déplore son échec qu’un gentil monsieur lui dit qu’il peut l’aider à orner symboliquement le front de son mari…la dame accepte et …prise de remords, après l’avoir été, elle va cacher sa honte chez ses parents. N’oubliez pas que dans ce pays il pleut parfois des cailloux.
Mais le lévite est un brave type, c’est un homme d’église, il pardonne et va chercher sa femme chez son beau père avec un serviteur et deux ânes.
Le beau papa le retient trois jours, au moment où ils veulent partir, il sort l’apéro ou le café, ou il met la soupe sur la table …bref, ce n’est qu’au bout de cinq jours qu’ils repartent tous trois à la maison. Il est tard et ils arrivent vers Jérusalem.
-allons dans cette ville dit le serviteur
-non dit le lévite, n’allons pas dans cette ville étrangère, gagnons Guibéa (aucun rapport avec Guy Béart). Il fait nuit, les bourriques les hommes et la femme pressent le pas.
Arrivés à Guibéa, un vieillard les invite chez lui, ce bonhomme est Lot réincarné, (là c’est moi qui le dit)
Hélas, si ce vieux monsieur est animé des mêmes sentiments fraternels que Lot, ses voisins, sont animés eux aussi des mêmes sentiments que les voisins de Lot. Ils veulent connaître le lévite à la mode de Sodome .
Du coup le vieux vertueux palabre, propose sa fille vierge, (il en a toujours une en réserve pour un cas de ce genre)…les voisins s’obstinent, ils veulent un homme pas une jeune fille
Allez savoir pourquoi c’est la concubine qui se retrouve livrée à la bande de sales types.
Tous la déshonorent à la queue leu leu.
Au matin, le lévite se réveille frais et dispos, en partant il ramasse le tas de viande froide abandonné par les violeurs, le colle sur son âne et hue cocotte à la maison.
Qu’auriez vous fait à sa place ?
Il fait comme vous, il met une note sur son blog pour annoncer la mort de sa copine puis, il la découpe en 12 morceaux et en envoie un à un bloggeur de chaque tribu. Tout le monde est choqué aux quatre coins de l’hexagone, Guibéa qui est sur le territoire de Benjamin est pris en grippe. A la vitesse d’un mail tous se mobilisent et benjamin est quasiment rayé de la carte. Il y a quelques personnes qui se demandent si c’est bien de détruire une tribu d’Israël mais, Phinees, le grand prêtre, dit que Dieu est d’accord.
Tout le monde y va sauf quelques pékins du côté de Jabès en Galaad, ce sont des demeurés qui ne prennent pas le journal …tu penses bien qu’ils n’ont pas internet.
A suivre.
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11.05.2008
la gazette du barreau 26
C’est en voulant changer ses draps que la brave femme crut mourir d’une crise cardiaque. Dans l’armoire la pile de draps ne présentait plus cette protubérance rassurante. La pile était désespérément plate. Le magot n’était plus là !
Elle crie, pleure, retourne l’armoire puis la chambre puis c’est bientôt la maison de la cave au grenier qui subit ses recherches désespérées. Son fils Mica essaie de la calmer
-tu es sure que tu avais de l’argent dans ton armoire ?
-parole d’honneur mon fils
C’est dur de tout paumer
Quand on a comme moi
Tous les jours amassé
-maman, t’es pas Enrico, t’avais combien dans tes draps ?
-1000 et 100 sicles d’argent dit-elle à mi voix,
-1100 sicles d’argent, mais t’es raide folle d’avoir gardé ça à la maison ma pauvre mère, au fait, tu m’aurais payé le scooter, on t’en aurait moins pris…
- ma parole mon fils que je le trouve celui qui a fait ça, je lui fais ceci et encore cela.
…………………………………………………………………………………………………
Le sicle d’argent est un poids d’argent, et dans le cas présent, les 1100 sicles forment un petit lingot de 12kilog 650 grammes..C’est la retraite des vieux de la mémé qui s’est envolée.
Le temps passe et ne voilà t-il pas qu’un jour, le Mica dit à sa mère :
-tiens voilà tes sous, je t’avais fait une farce pour que tu les mettes en lieu sur !
-bénit soit Dieu mon fils, que tu me fais plaisir, ma parole cet argent que je gardais pour toi, je le consacre à l’Eternel ! Tiens demain je vais le faire fondre et en faire faire une image de Dieu en argent et une autre en fonte, et je te les donne.
Mica est content, il a deux bons dieux dans sa maison, un en fonte pour tous les jours et un en argent pour le dimanche. Il nomme son fils curé et comme passe un lévite il l’embauche, deux protections valent mieux qu’une !
Tout le monde est content, Mica maman, son fils et le lévite. Mica est l’heureux propriétaire d’une église privée.
C’est à la même époque que les fils de Dan,( la tribu ),viennent à passer, ils cherchent des territoires où s’installer. Ils sont bien reçu par Mica et ses voisins, ils sont contents, ils ont leur bout de terre promise.
Quand ils voient le lévite, ils s’étonnent, un lévite pour la seule famille de Mica ! Ben et nous alors, on aurait bien besoin de la bénédiction de Dieu…alors pendant que certains parlent du temps qu’il fait sur la pas de la porte avec Mica, les autres déménagent tout le saint tintouin de la chapelle privée par la fenête …
Mica n’est pas heureux du tout, il veut courir après ses voleurs mais les voisins lui disent :
-tu n’es pas assez costaud, laisse béton !
Mica ne fut pas juge sur Israélo, il ne s’occupait que de son jardin et de sa chapelle à lui. Si vous avez compris pourquoi il est rangé dans le livre des juges, dites le moi.
Quand à des bons dieux, ils occupèrent une belle place à Silo, dans le temple sis là.
A suivre.
20:50 Publié dans histoire sainte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2008
la gazette du barreau 25
Je vous résume la suite que vous connaissez par cœur, Dalida lui chante » bambino » pour l’endormir après qu’ils aient mimé » Gigi l’amoroso » et « Il venait d’avoir 18 ans » avec beaucoup de conviction…Samson s’endort et Orlando sort de l’armoire, il lui rase la tête. Dieu ne reconnaît pas, dans cette boule de billard, son ami Samson, il part le chercher ailleurs pendant que le pauvre Samson est lié, déporté en Philouterie ou en Philistinerie, enfin par là. On lui crève les yeux, par charité, pour qu’il n’ait pas la tête qui tourne, et il remplace une bourrique morte, pour actionner la roue du moulin.
Orlando pendant ce temps là se fait faire une belle moumoute avec les cheveux de Samson, regardez bien, il la porte toujours.
Le temps passe et la boule de billard se transforme en tête de loup, du coup Dieu le reconnaît-mais dame c’est bien sur, c’est Samson ! Zou, Dieu lui renvoie sa force.
Un beau jour les Philistins font la bamboula et donnent un grand gueuleton. Pas de chance pour eux, la salle des fêtes est trop petite pour le nombre des invités, question sécurité ça coince. Un génie local pense à une grande salle dans une lointaine caserne.
Quelle bonne idée, elle est si grande que les 3000 invités, les danseuses et tout le tintouin y tiennent à l’aise.
On dresse les tables, les cuisiniers se surpassent …Le repas est interminable et divertissant, après les jongleurs, les cracheurs de feu et la danse du ventre, quelqu’un pense à Samson
-allons le chercher et qu’il nous fasse la danse de l’ours !
Samson arrive avec sa canne blanche, se cogne un peu partout le long des murs. Il tâte les obstacles, ce sont des tonneaux, des centaines de tonneaux…
-Ils ont bu tout ça ? demande Samson à son geôlier.
-non, ici mon pote, c’est l’arsenal, et les tonneaux, c’est de la poudre !
Samson mime la danse de l’ours avec beaucoup de conviction et il est très applaudit, on lui donne une part de galette au sucre et un verre de mousseux. Il réclame :
- vous n’auriez pas une petite cigarette mes bons princes…
- allez, tu l’as méritée, je te l’allume ?
BOUM
C’est ainsi que se termine l’histoire et la vie de Samson.
Cette histoire a 4 morales :
1° le bonheur dans le mariage c’est souvent de savoir fermer sa bouche,
2° les vieux sans cheveux sont moins forts que les jeunes qui en ont encore,
3° fumer c’est dangereux quand il y a de la poudre,
4° avant de s’appuyer sur une colonne, il faut vérifier sa solidité, mais ça vous le saviez depuis le catéchisme.
A suivre
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09.05.2008
la gazette du barreau 24
Nous arrivons à la fin de l’histoire de Samson, au passage que vous avez vu 20 fois l’été à la télé.
Samson rencontra Délila et il l’aima. Cette bonne femme fut la 3ème et dernière sal.. Qu’il rencontra dans sa vie.
Les Philistins, encore eux, la flattent et lui promettent un pont d’or si elle leur dit d’où vient la force de Samson.
Délila lui fait le coup de sa première femme avec des gnagnagna et des si tu m’aimais…
Au début, il ruse, il lui raconte qu’il faut l’attacher avec des cordes en nylon…après cela, un petit câlin, il dort, elle l’attache et crie :
-Attention Samson, les Philistins !
Crac, Le brave se réveille, les cordes cassent. La belle se met à pleurnicher :
-tu ne m’as pas dit la vérité…
Le lendemain, mêmes jérémiades et Samson avoue qu’il faut le lier avec des barbelés. Le soir même, câlin, dodo et barbelés.
-attention les Philistins crie la mégère…
Crac zouing font les fils de fer qui pètent …
La nana ne se fatigue pas, Samson lui fait croire qu’il faut lui mettre un chouchou en tissu lié au bois de lit, un truc du genre.Bien sur ça ne marche pas.
Les toutereaux se disputent ou plutôt le tourtereau et sa buse se disputent, c’est dans la salle de bain que tout arrive.
-t’as vu ta tignasse , t’es pas à la mode, tu pourrais aller chez le coiffeur, t’as l’air de quoi avec tes couette jusqu’au trou de …la baignoire !
-fiche moi la paix avec mes cheveux, occupe toi de tes tresses…
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais certaines personnes ont un don pour titiller les autres là où ça fait mal. Elles ne sont pas plus malines que les autres, mais elles repèrent la cible comme une fusée à tête chercheuse. Délila (ou Dalila c’est comme vous voulez), est de ce genre là, et entre le bidet et le lavabo, elle lui cherche des poux dans la tête
-Je ne comprends pas que tes vieux t’aient laissé avec une tignasse pareille, ton père n’a rien dans les bottes, le mien le dit toujours, et ta mère, ta chère maman, ce n’est pas une bien grand-chose pour ne pas être fichue d’assurer l’hygiène capillaire de son seul fils !
- laisse papa et maman tranquille…etc.…
Ils se réconcilient le soir sur l’oreiller. Après un câlin à rallonge, il avoue être Nasir, c'est-à-dire voué à l’Eternel et que Dieu est avec lui car il n’a jamais trahi son vœu en se coupant les cheveux.
A suivre
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08.05.2008
la gazette du barreau 23
A la moisson, Samson voulut aller voir sa femme et lui porter un chevreau. Le beau père l’empêcha d’entrer en lui disant :
-« Je croyais que tu ne l’aimais plus, je l’ai marié avec ton copain, faut comprendre, elle avait froid aux pieds dans le lit. Fais pas la têt mon garçon, épouse sa sœur, elle est encore plus belle qu’elle ! »
Samson fâché tout rouge, attache des flambeaux à la queue de 300 renards et ceux –ci, le feu au cul : s’en vont incendier les récoltes partout où ils passent. Les Philistins ne sont pas contents après Samson puis quand on explique pourquoi il a fait ça, ils s’en vont bruler le beau père de Samson qui a remarié sa fille à un autre et, tant qu’ils y sont, ils brulent aussi la femme de Samson.
Cette exquise délicatesse qui part d’un bon sentiment envers Samson, n’est pas de son gout. Il bat ses défenseurs rudement sur le dos aïe, et sur le ventre aïe aïe !
C’est la guerre, d’un côté les philistins qui en veulent à Samson car ils ont beaucoup de mal à rester debout, couchés et même assis, de l’autre le peuple de Juda qui pétoche à mort en voyant arriver les Philistins avec des boites d’allumettes.
-Mais qu’est ce que tu as fait ?
-je leur ai rendu la monnaie de leur pièce.
-et bien, nous, on va sauver notre peau et te livrer à eux.
-Si vous ne me tuez pas, et me livrez vivant, je suis d’accord sur le principe, je vous laisse m’attacher.
Ils jurent de le livrer vivant, l’azt tachent, et l’emmène …arrives chez les Philistins, miracle, les cordes se consument et tombent, Samson est libre, il ramasse la première arme qu’il trouve et pulvérise 1000 hommes.
Question :
Samson a-t-il trouvé :
-un fusil Lebel
- une mâchoire d’âne
-Une paire de godillots
-une branche de frêne,
-une pierre de meule ?
Vous avez tous trouvé ? C’est bien entendu une mâchoire d’âne, une sacré belle bête ! Pour fêter ça, Dieu paye un canon à Samson, Il lui fend un rocher pour faire jaillir une source.
Samson fut juge en Israël au temps des Philistins pendant 20 ans.
C’est ainsi que finissent les histoires de juges que j’ai lues …et bien là, ce n’est pas fini !
Samson va voir une prostituée, tout le monde veut lui faire la peau, il se sauve en emportant les porte de la ville et le chambranle sur son dos ? Il pose tout ça en haut de la montagne. *
A suivre
* je ne sais pas qui les a ramenées, je plaints les bourricots du coin, à tous les coups on les aura réquisitionnés.
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07.05.2008
la gazette du barreau 22
Elle s’est accroupie, a serré entre ses dents une branchette de tamaris pour ne pas crier et a poussé de toutes ses forces. La voisine a récupéré le petit paquet poisseux et sanglant, coupé le cordon, secoué le bambin qui s’est mis à pleurer.
Quand Manoach est arrivé, elle a dit fièrement :
-tu as un fils, SAMSON, et Manoach s’est réjouit.
Le pauvre père ne se réjouit pas longtemps car au verset suivant, Samson lui demande une fille des Philistins pour épouse ! une femme chez le envahisseurs ! Il fait une drôle de tronche Manoach, il ne sait pas, que c’est une ruse de Samson pour mettre la plumée aux Philistins, ni que là haut, derrière les nuages*, le Patron est d’accord.
En allant voir la fille à Thimma, Samson rencontre un lion rugissant, c’est quand ils rugissent qu’ils sont les plus dangereux…Samson ruse, Il se penche très fort sur la gauche et s’écrie :
-oh la belle gazelle !
Le lion bien sur, tourne la tête, met sa patte en visière pour tenter de voir la gazelle, et Samson saisit d’une main la crinière, de l’autre la queue et RAAAH, il déchire le lion en deux !
Modeste, il ne raconte rien de cet exploit à personne.
Nous autres les héros nous sommes ainsi, moi-même, hier soir en allant mettre mes pelures de carottes sur le fumier, j’ai pulvérisé un escargot avec un seul pied ! Je ne l’ai dit à personne.
Plusieurs jours plus tard, en allant se marier, il repasse près du lion et va voir ce qu’il en reste. Merveille des merveilles, un essaim d’abeilles est installé dans la carcasse et notre héros n’a qu’à se baisser pour ramasser le miel.
N’en déplaise à Samuel, où un autre, en fin, n’en déplaise au rédacteur des écritures, c’est aussi un exploit. Samson ne fume pas, ne transporte pas de gamelle pour enfumer et il plonge la main dans le nid pour retirer les gâteaux de cire garnis de miel Même moi qui pulvérise les escargots sans les avoir vus, je ne l’aurais pas fait.
C’est à table avec des copains Philistins de sa femme qu’il y repense et, comme on joue aux devinettes, il pose la sienne.
« De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux »
-et qu’est ce qu’on gagne, si on trouve ?
-ben eux ,30 chemises et vêtements de rechange, mais si vous ne trouvez pas, c’est moi qui les gagne !
Et chacun se décarcasse pour trouver . après 3 jours de recherche, les bons copains n’ont pas trouvé. Ils ont beau se creuser le ciboulot, rien.
Après 7 jours, ils vont voir Mme Samson et lui disent :
-t’es Philistine comme nous, si nous perdons devant ton étranger de mari, nous brulerons ta cabane, ton bonhomme, ta famille et toi avec.
Cette grosse bécassine, au lieu d’aller dire à son mari que ses copains l’embêtent, se met à faire des simagrées sur l’air de :
« Tu ne m’aimes pas, si tu m’aimais tu me dirais la réponse à la devinette »
Ces pleurnicheries, ces chantages affectifs là, ces gnagnagna durent une semaine. Samson en a ras le bol et il lui donne la réponse…..Bien sur ; elle court la dire aux » copains « !
Adieu les chemises Lacoste, les costards Hugo Boss, les chaussettes Dim et les slips kangourou. Samson a perdu, il dit :
-si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas trouvé la réponse.
Samson est bien élevé, poli et pas grossier, de nos jours, il dirait à ses potes de beuverie :
-si vous n’aviez pas couché avec l’autre peau de vache….
Comme il doit fournir 30 vêtements, il fait simple, il tue 30 clampins et les déshabille pour donner leurs habits aux gagnants.
A suivre
*Dieu à cette époque pouvait sans risque se mettre derrière les nuages .Maintenant, tout ce qui vole jusque la lune , mars et tout le reste l’oblige à un recul prudent.
Dieu ne nous a pas abandonné, Il s’est simplement reculé, s’il nous voit moins bien, s’il intervient moins souvent, c’est de la faute à Icare, à Dassault et aux divers avionneurs fuséteurs , et bombardeurs .
19:35 Publié dans histoire sainte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.05.2008
la gazette du barreau 21
Je vais vous résumer les trois juges suivants car voilà des jours que je délire sur papier, ça c’est le plus facile, et que je recopie sur un ordi qui délire lui aussi et c’est casse pied de devoir jeter la voyante de l’amour, le casino truc muche, le poker, les régimes et autres co….ries tous les trois mots.
IBSTAN, dans la plus pure tradition du juge chaud lapin, engendra 30 garçons et 30 filles. Pour ne pas perdre de temps, il tenait, ce faisant, le bas de sa robe noire entre ses dents…Il jugea 7 ans.
ELON, jugea 10 ans, lui, c’est l’homme aux rimes.
C’était Elon,
De Zabulon,
Enterré à Ajalon !
C’est rigolon , non ?
Après lui vient ABDON, fils d’Hillel, il juge 8 ans, il a 40 fils, 30 petits fils et remet au goût du jour l’équitation sur de jeunes ânes, et hue coco !
Suite à ces trois là, Israël fait encore et encore ce qui déplait à l’Eternel. Ce sont les Philistins qui sont choisis au casting pour le rôle des méchants. Ils sont contents, c’est un rôle en or, la pièce va se jouer pendant 40 ans.
Il faut maintenant que je vous parle de Manoach, un brave homme de la famille de Dan, un Danite quoi.. Il était marié et sa femme était stérile. A cette époque, les hommes n’enfermaient pas leurs génitoires dans des frocs affreusement serrés, la surchauffe n’existait pas, donc, seules les femmes étaient stériles.
Un jour un ange apparaît à sa femme et lui dit :
-tu es stérile et tu n’as pas d’enfant. (Je ne comprends pas pourquoi L. Segond met un S à enfant, pluriel en hébreu sans doute)
- ne picole pas,
-ne fume pas,
-ne mange pas d’OG M, tu vas avoir un fils, le rasoir ne lui passera pas sur la tête car il sera consacré à Dieu dès le sein maternel.
La brave dame court raconter ça à son mari. Celui-ci connaît Dieu le Vrai et il prie pour demander comment il doit faire pour cet enfant (pour l’élever pas pour le faire) !
Bon prince, l’ange revient voir la dame ! Celle-ci court chercher son homme ventre à terre, en criant :
« langéla, langéla !
« Va falloir réviser tes déclinaisons ma cocotte, c’est l’angélus à cette heure ci pas l’angéla !
« Mais non dit la femme, l’ange, le bonhomme de l’autre jour, celui qui a des plumes !
Du coup Manoach se déplace et demande des conseils et l’ange, serviable et courtois comme une dame de la CAF, lui dit tout ce qu’il doit savoir.
« Tu ne seras pas venu pour rien dit Mano, je te donne un chevreau pour ta peine,
- inutile je ne mange pas de viande, offre le 0 l’Eternel
-pas de viande, t’es végétarien ? tu veux un œuf à la coque ?
- je ne suis ni végétarien ni végétalien, je suis aérien…
Mano est dubitatif, ça doit pas être très nourrissant ce régime là, et ça doit faire péter, enfin comme ça ne le regarde pas, il sacrifie le chevreau et le fait bruler sur l’autel.
Avec splendeur et majesté, l’ange remonte au ciel avec la fumée.
C’était vraiment un ange.
A suivre
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05.05.2008
la gazette du barreau 20
Quand l’audiance reprend, il manque une jeune fille, on l’a trouvée griffée et avec un œil au beurre noir, dans la salle d’attente des témoins. Elle prétend avoir été agressée par un chat sauvage et elle a été conduite chez le pharmacien le plus proche.
La donzelle la plus âgée revient à la barre.
-que vous a dit mademoiselle Jephté ?
-ben rien, Lucienne elle avait envie de se marier, comme nous, et devoir rester toujours vierge, à cause de son père, ben ça l’embêtait.
-avait-elle peur de son père ?
-oh ben non, la Lulu, elle en faisait ce qu’elle voulait de son paternel.
Vous noterez au passage que je vous donne, enfin, le prénom de la fameuse fille de Jephté ! Certains diront que son prénom n’est jamais marqué dans le texte…raison de plus…prouvez moi que ce n’est pas Lucienne.
-et à part pleurer sur sa virginité, vous faisiez quoi ?
- nous chantions des cantiques, nous dansions très chastement entre nous,
- et quoi d’autre ?
- on jouait à s’attraper, à chat, à chat perché, à chat bi… euh botté..
Le président se penche alors vers son assesseur et lui dit à voix basse : « on n’en tirera rien, baratinez moi les jurés pour qu’ils le déclarent coupable ou innocent, je m’en fiche, j’en ai marre de ce procès à rallonge, on ne peut pas y passer le réveillon, derrière il y a l’affaire Marie Bénard et je compte bâcler ça avant la fin de l’après midi… »
Il n’a pas fini de parler qu’un gendarme arrive à la barre en courant, il crie :
- la guerre est déclarée, la guerre est déclarée !
Dans la rue passent des chars et des voitures blindées, au tribunal c’est la débandade, on relâche Jephté au bénéfice du doute après une conclusion exemplaire :
« Attendu que la guerre est déclarée, le général Jephté est reconnu innocent pour aller reprendre le commandement des troupes. »
Jephté a-t-il tué sa fille, l’a-t-il offerte en holocauste comme il en avait l’intention, l’a-t-il enfermée dans un couvent, personne ne saura jamais le fin mot de cette histoire.
Le doute a profité à Jephté qui est libre, et il profite aussi aux jeunes filles qui, chaque année vont camper toutes seules dans la montagne, avec pour seules visites, la boulangère et les chercheuses d’escargots ou de pissenlit….et si vous ne le croyez pas, votre grand fiston peut le confirmer, il y était hier au soir.
Ceci dit, c’est avec Ephraïm que Jephté palabre avant de lui mettre la pâtée. Pour reconnaître les Ephraïmites, on leur fait passer un test, ils doivent dire très vite : » les chaussettes de l’archiduchesse » ce qui se schibboleth en hébreu. Ceux qui disent saussette au lieu de chaussettes sont égorgés, en effet les gens de ce coin là, ne savent pas dire les « che ».
Après avoir égorgé 42 000 bafouilleurs et autres zozoteurs, la guerre se termine, et Jephté meurt, il avait été juge pendant 6 ans.
On n’a pas vu sa fille à l’enterrement.
A suivre
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04.05.2008
la gazette du barreau 19
A la barre se succèdent linguiste et théologiens, Louis Segond a bien entendu Jephté dire qu’il offrirait le 1er clampin en holocauste, mais il lui semble que la gamine va pleuredr sur sa virginité qu elle garde plutôt que sur sa vie qu’elle perd. Ostervald, lui a compris que Jephté accomplit son vœu, et que la gamine resta vierge toute toujours…
Toute cette histoire de pucelage me gonfle, sachant que les mecs veulent que leur sœur garde ce bout de couenne, fin comme une peau de saucisson ,jusqu’au mariage, que les pères pensent la même chose, mais que chaque bonhomme fait tout ce qu’il peut pour qu’on lui offre ce machin , mariée ou pas …Il y a vraiment de quoi vouloir être la fille unique d’une maman célibataire !
On appelle à la barre les copines de camping de la fille de Jephté. Un troupeau de péronnelles déguisées en spice girls arrivent en ricanant. Les flashes des photographes crépitent.
-pas de photos dit le juge qui se promet de téléphoner en haut lieu pour qu’une loi interdise les photos pendant les audiences.
Les gamines bafouillent, parlent toutes ensemble, rougissent, gloussent…
-Mesdemoiselles, veuillez parler chacune à votre tour ; Pour simplifier, mettez vous chacune derrière un pupitre, je vais poser les questions, celle qui connaît la réponse appuie sur le buzzeur top c’est parti !
-a quelle date s’est déroulé le camp d’ado dont faisait partie la disparue ?
Le buzz retentit et la lumière s’allume à un pupitre.
-du 15 mai au 11 juin dit la fille, alors que les retardataires buzzent à leur tour
-un point pour notre candidate, 2ème question, où a eu lieu ce camp de vacances ?
De nouveau le buzz sonne et une gamine crie : « à Trifouillis les oies »
-et un point pour cette demoiselle, 3ème question,
-qui a participé à ce camp ?
Toutes les mains se lèvent sauf une.
-vous n’y étiez pas ?
-si mais je croyais qu’on devait dire qui était venu nous retrouver après…
Dans la famille « pavé dans la mare, coup de pied dans les carreaux », donnez-moi la fille !
Toutes les filles se tournent vers la cafteuse en lui faisant signe :
1° qu’elle est folle (un doigt vissé sur la tempe)
2° qu’elle a intérêts à se la fermer (claquement de l’index et du majeur sur le pouce)
3° qu’elle va s’en prendre une à la sortie (le poing serré).
- que voulez vous dire mademoiselle ?
Un grand coup de chance pour les sauterelles, la bavarde vient de voir son père dans le public, il est debout et rouge comme un gratte cul, elle se ressaisit et dit :
-ben on a vu la boulangère tous les jours et une vieille qui ramassait des escargots !
Le soulagement des jeunes filles fait plaisir à voir, le juge continue.
- La disparue avait-elle peur de mourir ?
Buz buz buz font les pupitres tous éclairés …il y a 15 non et un oui !
-vous prétendez qu’elle avait peur de mourir ?
-ben oui, comme tout le monde, elle a failli passer sous un camion avec son scooter et elle m’a dit que depuis, elle avait peur de doubler à droite !
A suivre.
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