31.01.2007
absente
Je n'ai pas grand temps pour bloguer ces jours ci;Je croyais être sortie d'affaire avec mon éclopée, à savoir ma petite fille n°5 et sa clavicule cassée, mais il y a eu le Philibert à nourrir , qui hélas semble aujourd'hui beaucoup moins frais qu'hier...mais voilà que s'annonce la n° 4 qui est très enrhumée qui a eu droit au " les antibiotiques c'est pas automatique" comme beaucoup qui vont ainsi voir le docteur pour la troisième fois...La maison est pleine et je dois en caser une de plus mais on va y arriver seulement je vais être un peu loin du totor.
Je vous souhaite à tous de bonnes choses, je viendrais lire vos écrits SI j'ai du temps pour le faire,entre l'arbitrage des pugilats fraternels, la soupe, le nettoyage (au rateau) de ce qui traîne dans leurs chambres etc..
Je vous dit à bientôt mes ami(e)s, je mets du bois dans mon feu et j'attaque le repas , car fête ou pas, santé ou maladie, entre les chiens le chat, les piafs, les jeunes, le mari, la cuillère en bois et la cocotte en fonte ne chôment pas.
Si ils pouvaient tous manger des croquettes!
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07.01.2007
insomnie
Nuit, nuit calme, nuit de repos, nuit à laquelle j’aspire…Nuit interdite.
Nuit sans lumière, sans promeneur solitaire, sans chien câlin.
Nuit qui commence avec la nuit et s’efface dans la lumière,
Nuit qui va du cantou au jour,
Nuit qui pèse son poids de drap et de plume.
Pourquoi est-il si difficile de conjuguer la nuit ? Pourquoi ces lumières qui brûlent et éclairent une nuit sans sommeil ?
Une porte, des pas, une porte encore, un bruit d’eau qui s’écoule …une porte à nouveau et le bruit d’un néon qu’on allume et le frigo poussif que l’on a réveillé, qui manifeste en ronronnant, porte ouverte sur un plaisir glacé.
Une porte, des pas, des chuchotements : »tu ne dors pas ? pchi pchi pchi, des rires, il n’est pas tard, je ne peux pas dormir si tôt. »
Et cela papote et ricane, cela juge cette grand-mère qui prétend les envoyer au lit avant minuit…
La canichette est sourde, elle continue sa nuit en ronflant de toute la puissance de son petit corps ; La groenendael au contraire est debout au moindre bruit,cette rencontre à la cuisine est très excitante et elle veut à tout prix la partager. C’est d’abord un souffle tiède sur mon visage qui ne frémit pas, puis, un éternuement, puis une grande langue chaude.
-Non Antilles, au panier ! Et je la raccompagne à sa corbeille sept ou huit fois .
La canichette a enfin compris qu’il se passe quelque chose et se dit que ma fois elle ferait bien un petit pipi ; Et la voilà qui » cagnoule » devant la porte .
Il faut alors sortir la groenendael dans la cour par la porte de la cuisine et accompagner la petite Haydie devant la maison ; Très âgée, sourde et presque aveugle elle ne peut rester seule.
Retour à la maison de l’une puis de l’autre toutoune qui dans la cour s’est crottée jusqu’au ventre . A genoux dans la cuisine, j’essuie une, deux, trois, quatre pattes avec beaucoup de difficultés. C’est si jeune, si plein de vie, si débordant d’amitié que me voilà débarbouillée, déséquilibrée et ma chemise de nuit rencontre la gamelle d’eau de l’animal…
Pendant ce temps, les deux somnambules ont regagné chacune son lit, après avoir bu et mangé !!!C’est qu’hier soir c’était régime, on ne pouvait pas avaler tout ça ! …La soupe, pourquoi tous les jours ; les restes de midi ; bof.. A cette heure du « début de soirée « une heure trente au demeurant, je trouve les traces d’un en cas consistant, de pain et de fromage.
Nuit qui revient, lit accueillant, sommeil parti… un peu de lecture qui vaut tous les somnifères du monde.Ca y est, les yeux se ferment, je tends le bras vers la lampe de chevet, je me tourne déjà endormie à moitié, au loin très loin un claquement sec, la chatière se referme. Je glisse, m’enfonce, hum, quel bonheur je do…
Vlan ,je reçois sur l’estomac quatre kilogs de muscles habillés de poil blanc .Une porte oubliée et c’est le chat qui vient dormir avec, non, SUR moi ! Le voilà qui " patoune "un moment puis qui s’installe sur l’oreiller à côté. Je viens de vivre par ce réveil en sursaut un moment très intense, mon cœur bat son record de vitesse, il se calme enfin, je vais pouvoir essayer de reprendre ce train qui me conduit chez Morphée…Haydie la canichette qui a gardé tout son odorat, s’avise de la présence du chat à mon côté ? Pourquoi lui et pas moi, c’est ma maîtresse à moi aussi, me disent ses piaulements qu’elle promène de chaque côté du lit. Inutile de l’envoyer au panier, elle est sourde comme un pot. Je tapote, de guerre lasse,la petite tête frisée qu’elle hisse près de moi et hop, nous sommes trois dans le lit conjugal, la chienne, le chat et moi.
Il me reste encore à raccompagner la grande Antilles à son panier, à mettre du bois dans le poêle et à me dépêcher si je veux dormir.
Il est maintenant quatre heures dix, mon mari va revenir du travail dans une heure, il va comme chaque jour allumer la lampe dans notre chambre après avoir éclairé toute la maison. Il va remettre du bois dans le feu après avoir tisonné hardiment, puis il s’en ira là bas et tirera la chasse d’eau et n’oubliera pas de se laver les mains. Une petite visite au frigo, et puis il va sortir les chiennes qui lui font croire que « ça urge » .Menteuses !
Ce sera ensuite le rituel de la pipe, qu’il fume dans le garage dont la porte métallique est si bruyante.
Puis vers six heures, il se couche enfin, après m’avoir demandé trois fois de plus en plus fort « tu dors ? » pour pouvoir me raconter les derniers potins de son travail. Alors je lui gratouille l’arrière du crâne, il soupire d’aise et s’endort comme une masse.
Il est sept heures, le réveil sonne, il faut se lever, Berthe au grand pied a de l’école.
Et c’est comme ça tous les jours depuis que mon autre » grande petite fille » est là ; C’est la fête le soir et
Vivement ce soir qu’on se couche !
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25.12.2006
à votre santé
En ce jour de Noël, ou chacun a lâché le monde virtuel pour la vraie vie familiale ou amicale, je ne sais pas de quoi vous entretenir. Tiens, aimez vous le vin ? J’apprécie beaucoup le bon vin, qui réjouit le cœur de l’homme…Quel dommage, si j’étais moins difficile je pourrais boire avec délice un tonneau de cette piquette, manifestement fabriquée avec des pommes de pins, pour le prix du nectar dont je vais vous parler.
J’ai longtemps préféré les vins de Bourgogne à ceux de Bordeaux. C’est en prenant de l’âge, de la bouteille, que j’ai appris à les apprécier.
Je n’ai jamais aimé les vins de Loire, dans cette catégorie, je laisse volontiers les blancs de bord de mer pour la cuisine et seuls certains Sancerre trouvent grâce à mes yeux.
Ce dont je suis sure, c’est que je n’y connais rien.
J’ai un penchant, très penché, pour un certain Alsacien bien gouleyant,si j’ose utiliser ce terme du val de Loire pour le qualifier. Un Gewürztraminer haut de gamme, quel délice….
C’était lorsque je travaillais le 24 décembre, mon petit cadeau de Noël.
J’arrivais, après d’approximatives agapes hospitalières vers 22 heures 30. Je récupérais dans le frigo le foie gras maison que m’avais laissé mon mari parti faire sa nuit de travail et, verre en main, je dégustais le nectar en lisant l’anthologie de la poésie française de Georges Pompidou.(ce n’est pas la moins bonne , loin de là, quelle idée a eu cet homme de goût de faire de la politique).
Ma soirée s’écoulait en fort bonne compagnie, un poème, un p’tit coup pour Verlaine, un toast pour Rutebeuf, un poème, un p’tit coup pour Villon, un canapé pour Marie Noël..J’étais bien installée dans MON fauteuil, celui qui est dur, dont je sors sans difficulté, celui où je ne suis pas avachie.
A minuit, je rejoignais les téléspectateurs moyens pour suivre la seule vraie messe de minuit, ayant lieu à minuit .A la consécration, ma burette personnelle était déjà à moitié vide !
L’après midi de travail avait été ponctué de dégustations massives de chocolats offerts généreusement par les familles de nos malades et, ce foie gras-Gewürztraminer (qui venait recouvrir une couche de chocolat dans mon estomac) avait un peu de mal à passer.
Tous le vrais buveurs vous le diront , il y a dans ce cas un seul remède : continuer par plus fort.
Dès la bénédiction, je me levais et allais chercher la deuxième » burette » que je buvais sans honte en entier !!!
Cette bouteille termine sans doute, chez vous aussi, les repas de toutes les occasions festives..A notre âge de plénitude, beaucoup d’entre nous ne s’imaginent pas de finir une fête sans elle .J’en ai toujours à la maison pour ne pas être surprise, et même si plus jeune je m’en passais, et bien maintenant, j’ai un tel plaisir à voir monter les bulles fines le long de ma flûte, qu’en ce lendemain de réveillon je me devais de lui rendre hommage à… l’eau de Vichy.
PS : le foie gras ne le mettez au frigo QUE si votre chat ouvre le placard !
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